Galante, un fanzine érotique au féminin

La femme, son sexe, son désir, son plaisir. Le sexe de la femme, en photo, en écho, érotique, et non pornographique.

Il y a deux semaines, à Pigalle, juste au dessus du Moulin Rouge, c’était le lancement du fanzine érotico-féministe Galante. On peut dire que le lieu était bien choisi pour l’événement, dans un quartier historiquement et internationalement reconnu pour ses divertissements (en tous genres) sexuels.

Le dévoilement du 6e numéro de ce magazine, fait artisanalement par sept jeunes femmes, avait pour sujet le pornographie. Un thème plutôt masculin me direz-vous pour un fanzine qui se veut féministe, mais justement, le sujet y est abordé avec un autre oeil et c’est ce qui le rend intéressant. Histoires, interview, illustrations et même une rubrique recettes.

Un féministe, mais féminin, car nul besoin de revendiquer sa place dans la société en prenant des airs de brute. La femme reste elle même, Galante, par sa sensualité et son caractère, mais fait son chemin dans cet univers masculin. Le sexe, elles aiment cela elles aussi. Érotique et poétique, moins phallique et machisme.

Certes, le magazine est conçu par des femmes plutôt jeunes et cela se ressent, mais ceci parle justement à une clientèle différente des magazines actuels qui touchent le même sujet et qui s’adressent à une population plus âgée. Là, j’y ai surtout vu de jeunes adultes, et s’est bien à eux que ce fanzine est dédié. Leur univers, leur façon de s’exprimer et de voir l’érotisme. La bataille du féminisme de leur génération.

Galante

Galante

 

Dans Galante Numéro 6 on y parle de porn, mais depuis la sortie du premier numéro en 2014, les filles Galante ont traité divers sujets. Vous y retrouverez aussi dans ce tirage un « centerfold », fidèle aux magazines pornographiques, mais ici, digne de Galante.

Vous pouvez vous procurer Galante lors de leurs soirées de lancement ou via leur site internet. Un fanzine érotico-féminin qui « s’érecte » tranquillement vers le succès.

Lady Vine

Un peu plus de Lady Vine, par ici.

Laisser un commentaire